Archive pour le mot-clef ‘nucléaire’

Le Sénat adopte une résolution favorable à l’énergie nucléaire

lundi 5 mars 2012

 

Par A. l’AFP

Publié le 10/02/2012

Le Sénat a adopté jeudi 9 février 2012, grâce à l’abstention des radicaux de gauche, une résolution du groupe UMP qui « met en garde contre toute déstabilisation brutale » de la filière nucléaire en France.

La résolution a été adoptée par 170 voix pour (l’UMP, les centristes et des non inscrits) contre 160 (socialistes, communistes et Verts), tandis que le groupe RDSE (16 membres), composé principalement de radicaux de gauche, n’a pas pris part au vote.

Dans un communiqué, le groupe UMP s’est réjoui de ce « premier couac de la majorité sénatoriale de gauche, qui « marque la fragilité de l’attelage PC, PS, Verts et Radicaux de gauche ».

Mise en garde – Soulignant « l’excellence de la filière industrielle nucléaire française », « son poids économique et les emplois qui y sont directement ou indirectement attachés » et sa force « à l’international », la résolution adoptée « met en garde contre toute déstabilisation brutale de la filière au risque notamment de préjudicier à la sûreté nucléaire ».

Dans son exposé des motifs du texte, le président des sénateurs UMP, Jean-Claude Gaudin, s’inquiète que « le consensus » autour du nucléaire « soit remis en cause et que l’on parle même pour la France de sortir de la filière nucléaire ».
La réflexion nécessaire sur la diversification de l’électricité « ne doit pas remettre en cause la modernisation de notre parc nucléaire et son développement à l’international », ajoute-t-il.

« Cette proposition de résolution m’a fait remonter d’une génération en arrière, tant son plaidoyer est rétrograde. On fait comme s’il n’y avait pas eu Fukushima », a jugé la socialiste Laurence Rossignol.

« Oui, le consensus français sur le nucléaire s’effrite, la France bientôt va tourner la page. Oui, nous allons sortir du nucléaire, comme tous les pays européens ; ce n’est qu’une question de temps ! », a lancé l’écologiste Ronan Dantec.

Le RDSE, par la voix de Jacques Mézard, a jugé que « le développement de la filière nucléaire est positif », mais a accusé l’UMP de se livrer avec ce texte à une « manœuvre préélectorale ».

Appel à un vrai débat national – Pour le groupe CRC (communiste républicain et citoyen), Dominique Watrin a appelé « à un vrai débat national » sur le nucléaire. « C’est au peuple, en dernière instance, de décider », a-t-il dit.

Le risque nucléaire,  » le problème actuel le plus préoccupant « 

dimanche 26 février 2012

Sources : LE MONDE CULTURE ET IDÉES | 20.02.12 | 08h08

par Pierre Le Hir

Après la catastrophe de Fukushima, des agents se rendent sur les lieux pour constater et évaluer les dégâts le 17 juin 2011.

Après la catastrophe de Fukushima, des agents se rendent sur les lieux pour constater et évaluer les dégâts le 17 juin 2011.AFP/-

Fukushima n’aurait-il rien changé ? Le poids de l’atome est-il si grand en France, sa présence si incontestable que, moins d’un an après la catastrophe japonaise du 11 mars 2011, la plus grave de l’histoire du nucléaire après celle de Tchernobyl, l’onde de peur qui a parcouru la planète n’ait pas de résonance dans l’Hexagone ?

« On ne la fermera pas, cette centrale, il n’en est pas question ! », a martelé, le 9 février, Nicolas Sarkozy devant les salariés du site nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), le plus ancien de France et, à ce titre, la bête noire des écologistes. « Cette centrale ne fermera pas au seul motif de l’idéologie ou de la transaction politique. Ce serait profondément contraire à l’intérêt de la France », a ajouté le chef de l’État. Comme si, oui, Fukushima n’avait rien changé.

Et pourtant. Pour près d’un Français sur cinq, les risques nucléaires constituent désormais « le problème actuel le plus préoccupant ». Loin, certes, derrière le chômage, la crise financière et le couple misère-exclusion. Mais devant l’insécurité, la dégradation de l’environnement ou les bouleversements climatiques. Jusqu’alors, le danger nucléaire ne tourmentait que moins d’un Français sur dix, à égalité avec les accidents de la route. Lire le reste de cet article »

Des audits vont être réalisés sur les devis de démantèlement des centrales nucléaires françaises

vendredi 3 février 2012

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/01/des-audits-vont-etre-realises-sur-les-devis-de-demantelement-des-centrales-nucleaires-francaises_1637211_3234.html
| 01.02.12 |
La promesse d’audits, si indépendants soient-ils, ne tranche pas le débat sur la stratégie énergétique de la France. .AFP/FRANCOIS NASCIMBENI
Le rapport de la Cour des comptes sur les coûts de la filière électronucléaire française, publié mardi 31 janvier, fait réagir jusqu’au sein du gouvernement. Devant les « nombreuses incertitudes » pointées par les rapporteurs, en particulier sur le prix du démantèlement des centrales et celui de la gestion des déchets radioactifs, la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a demandé, mardi, « un audit pour contrôler les devis de démantèlement ».
Le coût de la déconstruction des cinquante-huit réacteurs du parc français était évalué, fin 2010, à 18,4 milliards d’euros. Chiffre que la Cour dit ne pas être en mesure de valider , « en l’absence d’études approfondies ».
« Il y a un questionnement sur la qualité des devis de démantèlement, estime la ministre. Le problème est que les devis sont portés par les opérateurs, donc il faudrait y mettre de l’expertise publique. » Ce que préconise la Cour des comptes, favorable à un examen par des experts extérieurs. Lire le reste de cet article »

Cour des comptes :  » Il faudrait construire 11 EPR d’ici la fin 2022 « 

vendredi 3 février 2012

http://www.enerzine.com/2/13397+cdc—il-faudrait-construire-11-epr-dici-la-fin-de-2022+.html

Prolonger la durée de fonctionnement des centrales nucléaires au delà de 40 ans semble inévitable au vue des chiffres et des arguments énoncés par la Cour des comptes, à moins de réaliser des investissements colossaux tout en baissant drastiquement la consommation d’électricité.

Explications :
« La durée de fonctionnement de chaque centrale fait l’objet d’un examen décennal par l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) qui précise les conditions d’une éventuelle autorisation de poursuivre l’exploitation. Actuellement, seuls deux réacteurs des centrales du Triscastin et de Fessenheim ont reçu une autorisation de fonctionnement jusqu’à 40 ans, sous réserve de la réalisation de travaux significatifs pour en améliorer la sécurité. »

« Toutefois, comptablement, les centrales d’EDF sont amorties sur 40 ans depuis 2003. Or, la durée de vie des centrales a un impact significatif sur le coût de production réel en permettant d’amortir les investissements sur un plus grand nombre d’années. D’autre part, elle repousse dans le temps les dépenses de démantèlement et le besoin d’investissement dans de nouvelles installations de production. »

La Cour constate que d’ici une dizaine d’années (fin 2020), « 22 réacteurs sur 58 atteindront leur quarantième année de fonctionnement ». Par conséquent, « dans l’hypothèse d’une durée de vie de 40 ans et d’un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel, il faudrait construire 11 EPR d’ici la fin de 2022, ce qui paraît très peu probable, voire impossible, y compris pour des considérations industrielles. »

Cela signifie qu’il est fait l’hypothèse soit d’une durée au-delà de 40 ans, comme semble l’indiquer la « programmation pluriannuelle des investissements » (PPI) de production d’électricité pour la période 2009-2012, qui « privilégie un scénario central de prolongation au-delà de 40 ans du parc nucléaire », soit d’une évolution du mix énergétique vers d’autres sources d’énergie, sans que ces orientations stratégiques n’aient fait l’objet d’une décision explicite, connue du grand public, alors qu’elles nécessitent des actions de court terme et des investissements importants. Lire le reste de cet article »

La Cour des comptes égratigne l’image du nucléaire bon marché

vendredi 3 février 2012

http://www.france24.com/fr/20120131-cour-comptes-nucleaire-rapport-vert-ecologiste-electricite-cout-economie-france-polemique
Dans un rapport, la Cour des comptes juge que le prix de la production d’électricité nucléaire a été largement sous-évalué en France. Au total, 228 milliards d’euros ont été investis dans la filière depuis les années 1970.
Par Sébastian SEIBT (texte)

Passé, présent, futur : la Cour des comptes a vu les choses en très grand. Dans son rapport sur le coût de la filière nucléaire en France, rendu public ce mardi 31 janvier, l’institution dresse, pour la première fois, le tableau de 40 ans de nucléaire civil dans l’Hexagone.
Ce rapport, très attendu, avait été commandé par le gouvernement français peu après la catastrophe de Fukushima, au Japon, en mars 2011. Effectué en seulement huit mois, ce travail de fourmi a accouché d’un éléphant qui fera probablement date dans le débat sur le nucléaire français car c’est la première fois que l’on dispose d’un chiffrage fiable du coût du nucléaire dans le pays.
Selon les rapporteurs de la Cour des comptes, depuis les années 1970, quelque 228 milliards d’euros ont été investis dans la filière nucléaire en France. La Cour prévient, en outre, que des incertitudes importantes quant aux coûts futurs risquent encore d’alourdir l’addition. Lire le reste de cet article »

Nucléaire : le rapport qui va jeter le trouble dans la campagne

vendredi 13 janvier 2012


Copyright Reuters

Quels sont les coûts complets de la filière ? La Cour des comptes, dans un rapport à paraître le 31 janvier, laisse la question entière. Pointant les « incertitudes » des estimations actuelles, elle demande des « devis réalistes » sur la gestion des déchets et une expertise indépendante des charges de démantèlement.

Loin de clore le débat actuel sur le nucléaire en France, le rapport que va publier fin janvier la Cour des comptes sur les coûts de cette industrie ne fera que le lancer. Les conclusions – d’une version non définitive – de ce rapport, que La Tribune s’est procurées, sont sans ambiguïté. Prolixe sur les coûts du passé (construction du parc, recherche) et actuels (maintenance, exploitation), la Cour fait part des « incertitudes importantes » sur les coûts à venir, liés en particulier au démantèlement des centrales et à la gestion des déchets de longue durée. Confortant ainsi l’un des principaux arguments des opposants au nucléaire .

Quant aux coûts de la sûreté, voués à une flambée certaine depuis la remise, la semaine dernière, par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de son rapport sur les travaux à effectuer sur le parc français pour tirer les leçons de Fukushima, ils seront à peine évoqués. Comment la Cour des comptes peut-elle, ainsi que le précise le Premier ministre dans sa lettre de mission de mai dernier, « expertiser les données fournies par les opérateurs » avant le 31 janvier alors qu’EDF a jusqu’en juin pour réaliser son devis des travaux exigés par l’ASN ? D’évidence, le gouvernement ne voulait pas retarder après la présidentielle la publication de ce rapport, dont il espère qu’il confortera ses positions en faveur du nucléaire. Lire le reste de cet article »

Une explosion nucléaire…de milliards !

mardi 1 novembre 2011

 

Par Les invités de Mediapart
Edition : Les invités de Mediapart

Benjamin Dessus, président de Global Chance, réfute le chiffre de 750 milliards d’euros avancé par Le Figaro pour sortir du nucléaire.

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Le 3 mai dernier, Nicolas Sarkozy déclarait aux travailleurs de la centrale nucléaire de Gravelines: «Ceux qui veulent qu’on sorte du nucléaire, est-ce qu’ils sont prêts à trouver les 45 milliards d’euros pour compenser? C’est irresponsable.» Le 22 septembre, Le Figaro fait sa Une sur une phrase choc: «Plus de 750 milliards d’euros, la facture exorbitante d’un arrêt du nucléaire». Suit une interview de Bernard Bigot, haut commissaire au CEA. Il déclare, sur la base du chiffre de 250 milliards d’euros avancé par le journaliste pour la «sortie» allemande, sans d’ailleurs qu’on sache par qui et sur quelles bases ce chiffre a été établi, que, puisque le parc nucléaire français est trois fois plus important que l’allemand, «l’impact risque d’être encore plus lourd que la simple application d’une règle de trois». Le tour est joué et le journal affiche «Sortir de l’atome coûterait au bas mot 750 milliards à la France». Impressionnant! Lire le reste de cet article »