Archive pour le mot-clef ‘EPR’

Cour des comptes :  » Il faudrait construire 11 EPR d’ici la fin 2022 « 

vendredi 3 février 2012

http://www.enerzine.com/2/13397+cdc—il-faudrait-construire-11-epr-dici-la-fin-de-2022+.html

Prolonger la durée de fonctionnement des centrales nucléaires au delà de 40 ans semble inévitable au vue des chiffres et des arguments énoncés par la Cour des comptes, à moins de réaliser des investissements colossaux tout en baissant drastiquement la consommation d’électricité.

Explications :
« La durée de fonctionnement de chaque centrale fait l’objet d’un examen décennal par l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) qui précise les conditions d’une éventuelle autorisation de poursuivre l’exploitation. Actuellement, seuls deux réacteurs des centrales du Triscastin et de Fessenheim ont reçu une autorisation de fonctionnement jusqu’à 40 ans, sous réserve de la réalisation de travaux significatifs pour en améliorer la sécurité. »

« Toutefois, comptablement, les centrales d’EDF sont amorties sur 40 ans depuis 2003. Or, la durée de vie des centrales a un impact significatif sur le coût de production réel en permettant d’amortir les investissements sur un plus grand nombre d’années. D’autre part, elle repousse dans le temps les dépenses de démantèlement et le besoin d’investissement dans de nouvelles installations de production. »

La Cour constate que d’ici une dizaine d’années (fin 2020), « 22 réacteurs sur 58 atteindront leur quarantième année de fonctionnement ». Par conséquent, « dans l’hypothèse d’une durée de vie de 40 ans et d’un maintien de la production électronucléaire à son niveau actuel, il faudrait construire 11 EPR d’ici la fin de 2022, ce qui paraît très peu probable, voire impossible, y compris pour des considérations industrielles. »

Cela signifie qu’il est fait l’hypothèse soit d’une durée au-delà de 40 ans, comme semble l’indiquer la « programmation pluriannuelle des investissements » (PPI) de production d’électricité pour la période 2009-2012, qui « privilégie un scénario central de prolongation au-delà de 40 ans du parc nucléaire », soit d’une évolution du mix énergétique vers d’autres sources d’énergie, sans que ces orientations stratégiques n’aient fait l’objet d’une décision explicite, connue du grand public, alors qu’elles nécessitent des actions de court terme et des investissements importants. Lire le reste de cet article »

L’OPECST vote nucléaire

lundi 19 décembre 2011

http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-opecst-vote-nucleaire,26528

par Valéry Laramée de Tannenberg

 

Le coût unitaire actuel d’un EPR tourne autour de 5 milliards d’euros.

Dans son dernier rapport, l’Office parlementaire envisage la construction d’une trentaine d’EPR.

Enfin, une bonne nouvelle pour Areva. Plan social déguisé, mine d’uranium au prix faramineux, des EPR au prix pharaonique, tout cela est du passé. Et l’avenir s’annonce serein. Du moins, si l’on suit les conseils de l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Après 7 mois d’enquête, l’OPECST a rendu, jeudi 15 décembre, son rapport sur l’avenir de la filière nucléaire française. Un sujet qui tient à cœur pour Claude Birraux (le président de l’office) et Christian Bataille. Voilà des décennies que les deux députés bataillent, à coup de rapports, d’auditions, voire de descentes sur site, pour améliorer la sûreté des installations, sécuriser le dispositif réglementaire et améliorer la gestion des déchets nucléaires. Cette fois, c’est autre chose.

Soucieux de prendre part au débat énergétique qui s’est amorcé entre la catastrophe de Fukushima et le début de la campagne présidentielle, le député UMP de Haute-Savoie (Claude Birraux) et son alter ego socialiste du Nord (Christian Bataille) esquissent leur vision du «bouquet énergétique» idéal.

Et cet avenir doit comporter une forte dose d’énergie atomique. Ça n’est pas un scoop, les deux parlementaires sont de fervents pro nucléaires. Ce qui ne les empêche pas de tacler EDF quand l’électricien national veut développer un réacteur « low cost » avec un partenaire chinois. « La sureté n’a pas de prix », martèle Christian Bataille.

Ils sont aussi prompts à défendre l’autorité de sûreté nucléaire (qu’ils ont contribué à créer !) quand la ministre de l’écologie laisse entendre sur France Info à une heure de grande écoute que le gouvernement pourrait décider la fermeture de la centrale de Fessenheim. «S’il s’agit d’une pression exercée sur l’Autorité de sûreté nucléaire, alors c’est inacceptable», s’emporte Claude Birraux.

Dans leur rapport, les parlementaires planchent sur 3 scenarii qui, tous, doivent contribuer à la sécurité d’approvisionnement, à la lutte contre le changement climatique, à l’indépendance énergétique. Et garder comme ligne d’horizon le milieu du siècle. Lire le reste de cet article »