Archive pour le mot-clef ‘amiante’

Amiante : en France, l’impunité pour les criminels

mardi 6 mars 2012

http://reporterre.net/spip.php?article2673

Alors qu’en Italie, les responsables des morts de l’amiante ont été condamnées, la justice française reste toujours du côté de l’industrie. Pour l’amiante comme pour le nucléaire, les coupables restent à l’abri.

Dorothée Benoit-Browaeys – 1er mars 2012

La protection sanitaire des citoyens français ne peut être assurée tant que dure la collusion organisée entre industriels, politiques et institutions de recherche. L’affaire de l’amiante exhibe les failles de la justice française : la non condamnation des mœurs du comité permanent amiante (CPA) ouvre la voie à d’autres désastres. Tout le monde pense aux pesticides (le chlordécone aux Antilles), aux perturbateurs endocriniens diffus (les phtalates dans les plastiques) ou aux nanoparticules (les nanotubes de carbone aux effets similaires à l’amiante).

« La différence entre l’Italie et la France, c’est l’indépendance des procureurs », a souligné, samedi 25 février, le procureur de la République de Turin, Raffaele Guariniello, invité à s’exprimer au Barreau de Paris sur « les crimes sociaux et environnementaux : nouvelles frontières de la responsabilité pénale ». Le témoignage du procureur italien, deux semaines après le verdict du procès italien sur l’amiante qui a condamné en première instance les industriels suisse Stephan Schmidheiny et belge Jean-Louis de Cartier de Marchienne à seize ans de réclusion et des millions de dédommagements, met en exergue les blocages organisés de la justice française.

Alors que le procureur Guarniello a pu s’appuyer sur un Observatoire chargé de rechercher les cas de cancers non repérés, le Parquet en France continue de se battre aux côtés d’Eternit. Pire, la cristallisation en France d’un organe comme le Comité permanent amiante (CPA) servant de « protection de l’industrie » par la collusion entre fonctionnaires de l ’État, directeurs d’entreprises et scientifiques exhibe aux yeux de tous les effroyables démissions des gardiens de l’intérêt général. Lire le reste de cet article »

Amiante : “Les coupables doivent être punis”

samedi 3 mars 2012

http://www.viva.presse.fr/Amiante-Les-coupables-doivent-etre_16666.html

Avocate du barreau de Paris, Sylvie Topaloff défend les victimes de l’amiante.

Y aura-t-il, un jour, un procès de l’amiante en France ?
Les premières plaintes ont été déposées en 1996, mais, hélas, le procès pénal est loin d’être à l’horizon. Pourtant, depuis le départ, on a toutes les preuves.
Certes, il y a des difficultés objectives. Les maladies se déclarent trente ans après l’exposition. On se retrouve donc à enquêter sur des situations anciennes avec des prévenus qui sont âgés aujourd’hui et des interactions entre la faute commise par les industriels et la carence des pouvoirs publics qui ont tardé à réagir. Par ailleurs, il faut des expertises pour déterminer les liens de causalité, c’est très compliqué.
Néanmoins, l’Italie l’a fait, et un procès pénal exemplaire a eu lieu à Turin, à la suite duquel deux ex-Pdg d’Eternit ont été condamnés à seize ans de prison ferme [voir Amiante : les ex-dirigeants d’Eternit condamnés à 16 ans de prison au procès de Turin ]. En France, tout se passe comme si la tragédie de l’amiante n’avait pas existé, alors que, chaque année, 2000 personnes en meurent. Il faut que les coupables soient punis. Lire le reste de cet article »

Des victimes de l’amiante devront rembourser une partie de leurs indemnités

samedi 3 mars 2012

Neuf victimes de l’amiante ont été condamnées le 1er mars par la cour d’appel de Douai (Nord) à rembourser une partie indemnités qu’elles avaient perçues au titre de leurs maladies. AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Neuf victimes de l’amiante ont été condamnées, jeudi 1er mars, par la cour d’appel de Douai (Nord) à rembourser une partie des indemnités qu’elles avaient perçues au titre de leurs maladies. Les montants, qui varient de 5 000 à 11 000 euros, étaient demandés par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).

Le 13 octobre 2011, cette cour d’appel avait déjà prononcé la même sanction à l’encontre de dix-sept autres victimes, pour des montants compris entre 600 et 28 000 euros. Plus de trois cents autres dossiers sont attendus devant cette cour prochainement.

Pendant combien de temps va continuer à se dérouler cette « mécanique infernale », selon l’expression de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva), qui soutient ceux qui contestent leur indemnisation ? Lire le reste de cet article »

L’insulte faite aux 100 000 victimes de l’amiante

mardi 28 février 2012

 

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/02/23/l-insulte-aux-100-000-morts-de-l-amiante.html

 

100.000 : c’est le nombre de morts « attendus » en France d’ici 2025 du fait d’une exposition à l’amiante. 100.000 morts, c’est une Division dans la comptabilité militaire. La plus importante.

Et c’est une division arithmétique pour chaque famille concernée par cet empoisonnement donnant lieu à un cancer de la plèvre. Une division de vie. Une multiplication de douleurs. Une soustraction d’êtres chers.

S’y ajoute maintenant l’insulte faite aux victimes. On vient d’avoir la confirmation que la juge d’instruction en charge de l’enquête, Odile Bertella-Geoffroy, a été dessaisie du dossier par la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris. Pas mieux pour plomber une procédure déjà embourbée depuis près de deux décennies. Lire le reste de cet article »

Amiante : la spectaculaire métamorphose de Stephan Schmidheiny

dimanche 19 février 2012

 

http://www.lepoint.fr/monde/proces-de-l-amiante-la-spectaculaire-metamorphose-de-stephan-schmidheiny-13-02-2012-1430847_24.php

Le Point.fr –

L’ancien patron de la société Eternit, qui ne s’est jamais présenté aux audiences du procès de l’amiante, s’est reconverti en paladin de l’écologie. Au Costa Rica.

Les habitants de Casale Monferrato, dans le Piémont italien, ne prononcent jamais son nom et l’appellent simplement « le Suisse ». Une présence mystérieuse et obsédante. Mystérieuse, car jamais Stephan Schmidheiny n’a été vu à Casale Monferrato et jamais il ne s’est présenté aux audiences du procès de l’amiante – où il vient d’être condamné à 16 ans de prison. Obsédante car, depuis 1952, la famille Schmidheiny a des participations dans la société Eternit Italie et que Stephan en devint le principal actionnaire et président en 1976. Or, entre la fin des années cinquante et sa fermeture en 1986, l’usine Eternit de Casale Monferrato a provoqué la mort de 1 800 personnes sur une population de 35 000 habitants.

C’est Jacob, le grand-père de Stephan, qui pose les premières pierres de l’empire Schmidheiny au début du XXe siècle en fondant une briqueterie à Espenmoos, dans sa Suisse natale, puis en se lançant dans le ciment et l’amiante. Ininflammable, imputrescible, extraordinairement résistant et isolant, le fibrociment (mélange d’amiante et de ciment) est le matériel du futur en ces années de révolution industrielle. Jacob passe le relais à son fils, Max, en 1933. Et Stephan n’a que 29 ans lorsqu’il prend en 1976 la direction d’Eternit. Lire le reste de cet article »

Un procès amiante en Italie, aux portées plus symboliques que pratiques

dimanche 19 février 2012

http://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=1602120909

Un tribunal de Turin, vient de condamner, à seize ans de prison deux accusés jugés responsables de la mort de près de 3000 personnes, des ouvriers et des habitants des villes où Eternit Italie, l’entreprise qu’ils dirigeaient, avait à l’époque des usines.

L’un deux âgé de 65 ans, qui vit aujourd’hui au Costa Rica, présidait un groupe qui était un important actionnaire d’Eternit Italie et ce de 1976 à 1986, tandis que l’autre, âge de 90 ans a été un administrateur d’Eternit Italie au début des années 1970.

A cette époque, l’amiante a été utilisée massivement dans le secteur de la construction, en raison notamment à sa résistance à la chaleur et au feu, jusqu’à son interdiction dans de nombreux pays.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, 125 millions de travailleurs on été exposés à l’amiante sur leur lieu de travail et au moins 90 000 personnes meurent chaque année d’une maladie liée à l’exposition à l’amiante. Lire le reste de cet article »

Amiante : le verdict de Turin « résonne comme un avertissement pour tous ceux qui font passer le profit avant la santé des salariés »

samedi 18 février 2012


http://www.viva.presse.fr/Amiante-le-verdict-de-Turin_16564.html

Le verdict du tribunal de Turin a suscité nombre de réactions en France. Les associations, syndicats et les Mutuelles de France, solidaires des victimes italiennes, ont fait savoir leur satisfaction devant ce jugement qui prend la pleine mesure des responsabilités et prend en compte les dégâts considérables, à la fois humains et environnementaux, causés par l’extraction et la production d’amiante en Italie, notamment dans le Piémont.

Si le site de Casale-Monferrato, le plus touché, a en effet fermé en 1986 et si l’amiante est interdit en Italie depuis 1992 (soit cinq ans avant la France), les conséquences sanitaires et environnementales y sont toujours très prégnantes.
L’association des victimes de Casale rapporte qu’une cinquantaine de décès, consécutifs à l’exposition à la fibre mortelle, sont encore enregistrés, chaque année, rien que sur cette commune et ses environs.

Un contraste insupportable entre la France et l’Italie
Que la justice s’active aussi en France ! C’est ce que réclament désormais, les associations de victimes françaises. Pour l’Association des accidentés de la vie (www.fnath.org) : “ce premier procès pénal de l’amiante doit convaincre les pouvoirs publics et les politiques de la fin d’une époque. Une époque où la criminalité industrielle et environnementale de masse n’était pas considérée comme un trouble à l’ordre public.”
L’association dit ainsi attendre “la démonstration que l ’État, le ministre de la Justice et le parquet s’inspirent de cet exemple italien pour que les victimes de l’amiante et leurs familles ne soient pas toutes décédées ou trop âgées pour que leurs plaintes, déposées il y a plus de 15 ans, aboutissent enfin à un procès pénal de l’amiante en France.”

L’ Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) relève que “cette condamnation est une première mondiale”. Lire le reste de cet article »

Deux ex-dirigeants du groupe ETERNIT condamnés 16 ans de prison ferme à Turin

jeudi 16 février 2012

 

BAN ASBESTOS FRANCE

 

A Lyon, la firme MONSANTO reconnue coupable de l’intoxication de Paul François, agriculteur

Association de lutte contre l’amiante

http://www.ban-asbestos-france.com

banasbestos@ban-asbestos-france.com

http://www.asso-henri-pezerat.org/ assohp@gmail.com

Communiqué de presse, 13 février 2012

A Turin, Stephan Schmidheiny et Louis Cartier de Marchiene, reconnus coupables de crimes contre les victimes de l’amiante, sont condamnés à 16 ans de prison ferme et de lourdes indemnisations. Raffaele Guariniello, procureur italien – qui a ouvert l’instruction ayant conduit à cette décision historique contre des décideurs au plus haut niveau de firmes multinationales – viendra expliquer son action dans le cadre d’une conférence sur « les nouvelles frontières du droit pénal », à Paris le 25 février 2012 à 9 h 30 (Amphithéâtre de la Maison du Barreau de Paris – 11, place Dauphine – 75001 PARIS). Lire le reste de cet article »