Archive pour juin 2012

Les ports s’inquiètent des rejets d’eaux usées des plaisanciers

samedi 30 juin 2012

 

Avec le renforcement des règlementations encadrant la qualité de l’eau, les rejets d’eaux usées des plaisanciers deviennent un sujet épineux. Les autorités portuaires établissent donc des plans de réduction des rejets au port.

Les ports s'inquiètent des rejets d'eaux usées des plaisanciers

A l’occasion d’une journée de formation organisée par les Réseaux Eau et Activités portuaires d’Idéal connaissances, communautés professionnelles au service des acteurs publics de l’eau et des professionnels des activités portuaires, des experts sont revenus sur la collecte et le traitement des eaux usées dans les ports. Un sujet qui prend de l’importance, notamment du fait du renforcement de la surveillance de la qualité des eaux de baignades ou pour l’obtention du Pavillon bleu.

De manière générale, le traitement des eaux usées à bord des navires est régi par la convention internationale sur la pollution marine (convention Marpol). Par eaux usées, la réglementation entend en particulier les eaux provenant des sanitaires. Ainsi, l’ensemble des navires transportant plus de 15 personnes ou dont la capacité de transport (appelée la jauge brute) dépasse les 400 tonneaux (soit environ 1.150 m3) ont l’obligation de traiter ou stocker leurs eaux usées. Trois options existent. Les rejets en mer sont autorisés si le bateau dispose d’une installation de traitement des eaux usées. Si le bateau est équipé d’un dispositif de broyage et de désinfection des eaux usées, les rejets sont soumis à des conditions de distance avec la côte. Enfin, faute d’équipement de traitement, il est obligatoire d’équiper le navire d’une citerne de stockage d’une capacité suffisante pour conserver toutes les eaux usées. Lire le reste de cet article »

Les nouveaux étiquetages pour les produits bio ou « sans OGM » s’appliquent au 1er juillet

samedi 30 juin 2012

 

L’eurofeuille, le logo européen destiné aux denrées alimentaires biologiques, et l’affichage des différentes mentions « sans OGM » entrent en vigueur au 1er juillet.

Les nouveaux étiquetages pour les produits bio ou "sans OGM" s'appliquent au 1er juillet
© UE / Brad

Le 1er juillet marque la fin de la période transitoire de deux ans pour la mise en conformité de l’étiquetage des produits issus de l’agriculture biologique. « Le nouveau logo biologique de l’Union européenne (UE) sera obligatoire sur toutes [ndlr : souligné par la Commission] les denrées alimentaires préemballées biologiques qui ont été produites dans les États membres de l’Union et respectent les normes en vigueur », rappelle la Commission européenne, précisant qu’il « restera facultatif pour les produits biologiques non emballés et importés ». Lire le reste de cet article »

Bientôt une réduction des amalgames dentaires au mercure en France ?

samedi 30 juin 2012

 

Les autorités françaises ne s’opposent pas à une suppression des amalgames au mercure dans le traitement de la maladie carieuse, ont-elles annoncé dans le cadre de la stratégie de l’UE sur ce métal, sans toutefois définir un calendrier de retrait.

Bientôt une réduction des amalgames dentaires au mercure en France ?

Dans le cadre de la révision de la stratégie communautaire datant de 2005 visant à réduire les concentrations de mercure, la Commission européenne a commandé une étude au cabinet BIO-Intelligence Service concernant les usages du métal lourd dans les amalgames dentaires, les piles et les batteries au sein de l’UE.

Alors que, selon le rapport paru le 5 mars 2012, la consommation annuelle d’amalgames en France (avec 17 tonnes) représente près du tiers de la demande Européenne, l’ONG Non Au Mercure Dentaire et le Réseau Environnement Santé (RES) avaient déjà alerté en octobre 2011 de la toxicité de ces « plombages utilisés massivement par les dentistes français ». Les amalgames  »contiennent 50% de mercure, un métal neurotoxique, néphrotoxique, immunotoxique, mais aussi génotoxique et perturbateur endocrinien », avaient-ils souligné à Nairobi (Kenya) en marge des négociations visant à limiter les impacts de ce métal. Or, l’amalgame n’aurait, selon elles, jamais été soumis à une procédure d’autorisation de mise sur le marché (AMM) comportant des tests de toxicité cellulaire. Lire le reste de cet article »

Le RAC-F et la FNH appellent l’Etat à « stopper les subventions à la pollution »

vendredi 29 juin 2012

 

 

Le Réseau Action Climat (RAC-F) et la Fondation Nicolas Hulot (FNH) ont appelé mercredi 27 juin le président de la République François Hollande et les parlementaires « à une refonte profonde de la fiscalité française, une réforme écologique et cohérente en commençant par mettre fin aux avantages fiscaux accordés aux secteurs et activités polluantes ».

Alors que le gouvernement Ayrault doit présenter sa loi de finances rectificative le 4 juillet, les ONG soulignent que « le montant total des niches fiscales grises s’élève chaque année à 20 milliards d’euros. Pour les seules subventions à la consommation d’énergies fossiles, 6 milliards d’euros sont dépensés chaque année, principalement dans le secteur des transports ! », Lire le reste de cet article »

Nucléaire : les prescriptions de l’ ASN à la lumière de Fukushima

jeudi 28 juin 2012

 

L ’Autorité de sûreté nucléaire a rendu publiques les 900 prescriptions que devront mettre en œuvre les exploitants nucléaires français d’ici 2018 pour renforcer la sûreté de leurs installations, à la lumière des premiers enseignements de Fukushima.

Nucléaire : les prescriptions de l'ASN à la lumière de Fukushima
© EDF La centrale de Saint-Alban (Isère)

« Malgré les précautions prises, un accident ne peut jamais être exclu. C’est ce que nous avons toujours dit, quitte à ne pas être entendus ». Lors de la présentation du rapport sur l’état de sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2011, André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a tenu à rappeler qu’en matière de nucléaire, le risque zéro n’existait pas. Et si depuis plus d’un an, la France et l’Europe ont multiplié les travaux, évaluations et réflexions pour tirer les leçons de la catastrophe japonaise, « cela peut prendre encore dix ans pour comprendre ce qui s’est passé à Fukushima. Pour la catastrophe de Three Mile Island [survenue en 1979 aux États-Unis], il aura fallu six ans ». Pour l’heure, l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima est considéré comme étant lié au tsunami, et pas au séisme intervenu auparavant. « A partir de là, il peut y avoir deux lectures : les Japonais auraient dû (ou pu) prévoir ce tsunami ou alors l’ampleur de ce phénomène était au-delà de ce qui était prévisible ». Mais si c’est cette deuxième thèse qui l’emporte un jour, comment travailler à un renforcement de la sûreté nucléaire face à l’imprévisible ou à l’improbable ? Lire le reste de cet article »

Le bisphénol A a des effets transgénérationnels sur la synthèse d’hormones

jeudi 28 juin 2012

 

La revue Endocrinology a publié le 15 juin l’étude d’un groupe de chercheurs américains démontrant sur des souris que certains effets du bisphénol A sont transgénérationnels, appuyant l’importance des interactions entre gènes et environnement.

 

Le bisphénol A a des effets transgénérationnels sur la synthèse d'hormones

Une étude menée par la biologiste Jennifer Wolstenhome et son équipe de recherche de l’université américaine de Virginie a été rendue publique dans la revue Endocrinology, confirmant le caractère héréditaire de certains effets provoqués par le bisphénol A (BPA) dénoncé en 2009 par le Réseau environnement santé (RES).

Rappelons que le BPA est un produit chimique utilisé pour la fabrication de plastiques et de résines, notamment dans les plastiques alimentaires (polycarbonate et polyépoxy) dont les biberons, les revêtements intérieurs des canettes, des boîtes de conserve et de certains appareils ménagers comme la bouilloire. Ce produit n’est normalement pas présent à l’état libre dans les plastiques alimentaires, mais il s’en extrait spontanément à faible dose en conditions normales de température et de pression, et en quantité plus importante lors du chauffage ou du nettoyage de ces plastiques par des détergents.

En mars 2009, une étude réalisée sur des animaux et Lire le reste de cet article »

Amiante : le procès Eternit relancé en France

jeudi 28 juin 2012

 

Alors qu’une juridiction italienne a condamné en février les dirigeants du groupe Eternit, la procédure semblait sur une voie de garage en France. Mais la Cour de cassation vient de redonner espoir aux victimes de l’amiante.

Amiante : le procès Eternit relancé en France

La Cour de cassation a rendu mardi 26 juin une décision susceptible d’ouvrir la voie à un procès Eternit en France. Elle a en effet cassé la décision de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris qui avait annulé les mises en examen de la société Eternit et de cinq de ses anciens responsables pour « homicides et blessures involontaires« .

Premières plaintes, il y a 16 ans

« En France, les premières plaintes de travailleurs exposés à l’amiante avaient été déposées il y a 16 ans, au tribunal de grande instance de Valenciennes ! Les plaignants sont morts depuis… Il n’y a aucun grands procès« , a déclaré, Sylvie Topaloff, l’une des avocates des victimes, selon des propos rapportés par l’AFP.

Les anciens directeurs généraux de la société Eternit, Joseph Cuvelier et Daniel Vast, avaient été mis en examen en 2009 pour avoir involontairement causé la mort de 23 salariés et occasionné des blessures involontaires à 10 salariés entre 1971 et 1994.

Les dirigeants n’auraient pas pris les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l’exposition aux fibres d’amiante dans cinq usines du groupe situées à Vitry-en-Charollais (Saône-et-Loire), Valenciennes-Thiant (Nord), Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine).

Mais le 16 décembre 2011, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris avait annulé les mises en examen. C’est cette décision que la chambre criminelle de la Cour de cassation vient à son tour d’annuler, renvoyant les parties devant la même juridiction qui devra statuer de nouveau sur les demandes de nullité de mise en examen de Messieurs Cuvelier et Vast. Lire le reste de cet article »

Un ministre peu durable…

mercredi 27 juin 2012

En plein sommet de Rio, le gouvernement annonce le remplacement de Nicole Bricq par Delphine Batho à la tête du ministère de l’écologie. Faut-il y voir une conséquence des remous autour du projet de forage en Guyane ? Réaction de FNE.


Un remaniement qui fait désordreA peine un peu plus d’un mois après la mise en place du nouveau gouvernement, le premier remaniement ministériel intervient et décide du débarquement de la ministre de l’écologie. France Nature Environnement note que ce changement rapide envoie un mauvais signal en ce qui concerne la prise en compte des enjeux environnementaux par la nouvelle majorité.

Le poids des lobbies …

Ce remaniement intervenant juste après une série de messages contradictoires du gouvernement à propos du projet de forage en Guyane, il est difficile de ne pas voir l’éviction de Nicole Bricq comme la conséquence possible d’un lobby efficace mené par l’industrie pétrolière. Il est vrai qu’en période de crise, le chantage à l’emploi est d’une redoutable efficacité…Au-delà de l’éviction de Nicole Bricq après un arbitrage ministériel défavorable, c’est la réforme du code minier qui risque d’être enterrée. Plus largement, la question qui se pose est celle de la cohérence de la politique gouvernementale : peut-on tout à la fois plaider pour la transition écologique de la société et revenir aux vieilles recettes productivistes ? Lire le reste de cet article »