Archive pour mars 2012

Qualité de l’air dans les écoles : 30% des élèves exposés à la pollution

samedi 31 mars 2012

 

Selon une étude de l’Inserm rendue publique le 29 mars, 30% des enfants suivis étaient exposés à des niveaux de polluants supérieurs aux valeurs guides de l’OMS et de l’Anses.

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Qualité de l'air dans les écoles : 30% des élèves exposés à la pollution

L’équipe épidémiologique des maladies allergiques et respiratoires d’Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche Inserm, a publié le 21 mars dans la revue Thorax les résultats de son étude sur la qualité de l’air intérieur dans les écoles.

Plus de 400 classes étudiées

« Les enfants sont plus sensibles aux effets de la pollution de l’air que les adultes« , rappelle l’Inserm. La pollution de l’air intérieur peut entraîner des problèmes de santé tels que la congestion nasale, des irritations de la peau et des yeux, des réactions allergiques, de l’asthme, des maux de tête, de la fatigue, des vertiges ou encore des nausées. Or, « dans les pays industrialisés, les enfants passent environ 80% de leur temps à l’intérieur, une grande partie à l’école« , précise l’Institut.

« L’intérêt de notre étude est de disposer de données sur un nombre important d’enfants répartis sur l’ensemble des régions de France métropolitaine », explique la chercheuse. Les relations entre la pollution de l’air intérieur des écoles et la santé allergique et respiratoire des enfants scolarisés n’ont en effet été que peu explorées.

L’étude a été menée dans six villes de France : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Marseille, Strasbourg et Reims. Elle a porté sur 9.590 enfants âgés de 10 ans en moyenne répartis dans 401 classes de 108 écoles primaires. Lire le reste de cet article »

UE27 : 38 % des déchets ménagers sont encore mis en décharge

vendredi 30 mars 2012

 

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UE27 : 38 % des déchets ménagers sont encore mis en décharge
© Jean-Luc Stadler

La mise en décharge reste – en moyenne – la solution privilégiée en 2010 pour l’élimination de 38 % des déchets municipaux au niveau de l’Europe des 27. Les pays qui ont eu le plus souvent recours à cette pratique en 2010 sont la Bulgarie (100 %), la Roumanie (99 %), la Lituanie (94 %) et la Lettonie (91 %). A l’inverse, la Belgique (1%), l’Allemagne (0%), les Pays-Bas (0%), Autriche (1%) ou la Suède (1%) ont exclu ou quasiment cette option. Le traitement des déchets au niveau européen se répartit ensuite entre l’incinération (22%), le recyclage (25 %) et le compostage (15%). Si la mise en décharge reste une option séduisante pour certains États, c’est que ce traitement est moins onéreux. En France, pour encourager le recyclage, la taxe générale sur les activités polluantes devrait passer à 40 € la tonne en 2015 (elle était à15 € la tonne en 2009).

Dorothée Laperche

29 mars 2012

Bureaux et commerces, vers une extinction des feux après 1h du matin

vendredi 30 mars 2012

 

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Une extinction des feux obligatoire après une heure du matin pour les bureaux et commerces ? C’est ce qu’envisage, le gouvernement dans un arrêté à paraître pour économiser de l’énergie et lutter contre la pollution lumineuse. Entre 1h et 6h du matin, seront ainsi interdits l’éclairage des façades, des vitrines commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l’extérieur, selon le Parisien qui a obtenu une copie du document.

Le syndicat des entreprises du génie électrique et climatique (Serce) considère cette mesure comme « un cautère sur une jambe de bois« . Pour lui, une véritable action d’efficacité énergétique passe par la mise en place de dispositifs de pilotage des installations de jour comme de nuit. Ces derniers permettraient d’économiser de 50 à 70 % de la consommation d’énergie et seraient amortis entre 3 et 5 ans. Problème de sécurité, de visibilité des commerces, la confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) s’oppose à ce couvre-feu en l’état. Il propose le maintien de l’éclairage habituel dans la limite d’une heure après la fermeture de l’établissement. Ensuite, au-delà de cet horaire, une baisse du niveau d’éclairement inférieur à 10 % du niveau maximal pourrait être envisagé.

« C’est une mesure de bon sens que nous saluons et nous espérons que, d’ici sa publication, l’arrêté ne sera pas vidé de sa substance, » souligne Maryse Arditi, responsable du réseau Énergie de France Nature Environnement (FNE). Selon l’association, cette extinction obligatoire des éclairages devrait permettre d’économiser l’équivalent de la consommation électrique de 260 000 ménages.

Dorothée Laperche © Tous droits réservés Actu-Environnement

Fukushima : prolongation des contrôles européens des aliments importés du Japon

vendredi 30 mars 2012

 

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Selon le règlement européen entré en vigueur le 24 mars, les contrôles sur les aliments importés du Japon, suite à l’accident nucléaire de Fukushima, sont prolongés jusqu’au 31 octobre mais vont diminuer en fréquence, compte tenu que les  »mesures de contrôle afférentes aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux destinés à être exportés vers l’Union sont appliquées correctement et efficacement par les autorités japonaises », indique le texte venant « modifier » le précédent règlement adopté le 26 mars 2011.

Une fois arrivés en Europe, les produits font à nouveau l’objet de tests par les pays de l’UE. Les contrôles européens visant à détecter la présence de césium-134 et de césium-137 sur les aliments portent désormais sur 5% des lots déjà contrôlés au Japon issus des 11 préfectures voisines de la centrale (Fukushima, Gunma, Ibaraki, Tochigi, Miyagi, Yamanashi, Saitama, Tokyo, Chiba, Kanagawa ou Shizuoka) et 10% pour les lots provenant d’autres préfectures.

Le dispositif de contrôle reste toutefois prolongé jusqu’à fin octobre, les niveaux de radioactivité de certaines denrées alimentaires en provenance des préfectures proches de la centrale continuant « d’être supérieurs aux seuils d’intervention », indique le règlement.

Rachida Boughriet

29 mars 2012

Fiscalité environnementale en Suède : un exemple pour la France ?

vendredi 30 mars 2012

 

Alors que de nombreux candidats à la Présidentielle envisagent une réforme de la fiscalité, l’Iddri a organisé une conférence sur la fiscalité environnementale en Suède. Souvent cité en exemple, ce pays a revu son système d’imposition il y a 20 ans.

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Fiscalité environnementale en Suède : un exemple pour la France ?

« La taxe carbone est nécessaire pour le climat, efficace et surtout elle n’est pas dommageable pour l’économie et elle n’affecte pas nécessairement les ménages pauvres ». Alors que le projet français de taxe carbone, appelé contribution climat-énergie, a été abandonné pour ces mêmes motifs il y a un an et demi, l’exemple suédois présenté par Thomas Sterner, économiste et précurseur de la réforme suédoise, lors d’une conférence organisée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), se voulait être une piqûre de rappel. « Nous entrons en France dans un moment particulier, avec les élections présidentielle et législatives. La réforme fiscale est sur la table mais malheureusement, nous n’avons pas réussi à convaincre les responsables politiques de la nécessité de prendre en compte la question environnementale dans la fiscalité. La fiscalité environnementale est vue comme un problème additionnel alors qu’elle doit être au centre de la réforme fiscale », estime Laurence Tubiana, directrice de l’Iddri.

Appliquée depuis 1991 dans ce pays scandinave, la taxe carbone a entraîné une baisse des émissions de CO2 de 14 % (1991-2008) alors même que le PIB continuait à croître (+52 % sur la même période). Lire le reste de cet article »

Abeilles : deux insecticides sur la sellette

vendredi 30 mars 2012

 

http://www.lefigaro.fr/environnement/2012/03/29/01029-20120329ARTFIG00722-abeilles-deux-insecticides-sur-la-sellette.php

Par Marc Mennessier | publié le 29/03/2012

Deux études montrent l’effet négatif de deux molécules sur le développement et l’orientation des pollinisateurs.

L’effet de certains produits phytosanitaires sur les insectes pollinisateurs commence à se préciser. Deux études parues ce vendredi 30 mars dans la revue américaine Sciencerévèlent la manière dont deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes agissent sur le développement et le comportement de l’abeille domestique et d’une espèce de bourdon pollinisateur sauvage. Le tout – et c’est une grande première – dans les conditions de plein champ et non en laboratoire, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Réalisée sous la direction de Penelop Whitehorn et Dave Goulson, écologues à l’université de Stirling (Royaume-Uni), la première étude pourrait expliquer, au moins en partie, le déclin de certaines des 20 000 espèces pollinisatrices sau­vages. «Certaines espèces de bourdons ont énormément baissé en nombre. En Amérique du Nord, par exemple, certaines qui étaient largement répandues ont plus ou moins disparu de tout le continent. Au Royaume-Uni, trois espèces sont désormais éteintes», explique Dave Goulson. Lire le reste de cet article »

Elévation du niveau des mers : les estimations du GIEC pourraient être sous-évaluées

vendredi 30 mars 2012

 

Selon une étude, qui montre le lien complexe entre fonte des glaces, notamment en Antarctique, circulation des océans et climat, l’élévation   Actu-Environnement.com

Elévation du niveau des mers : les estimations du GIEC pourraient être sous-évaluées

Les coraux ont parlé et ont permis de lever le voile sur le mystère Melt-Water Pulse 1A. Ce « nom de code » désigne l’accélération de la montée des niveaux de la mer, entamée il y a 14.650 ans. Depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a 21.000 ans, les océans ont vu leur niveau s’élever de 120 m. L’épisode Melt-Water Pulse 1A aurait été marqué par une hausse du niveau marin de 14 mètres en moyenne sur l’ensemble du globe en moins de 350 ans, soit 40 mm par an contre 3mm par an observés aujourd’hui. Il coïnciderait également avec le début de la période chaude, dite du Bølling.

Jusque-là controversé, ce phénomène a été confirmé par les travaux d’une équipe du Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege) en collaboration avec les universités d’Oxford et de Tokyo, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature. Lire le reste de cet article »

Le ministère de la Défense face au défi de la dépollution des sols

jeudi 29 mars 2012

 

Le ministère de la Défense va adopter très prochainement sa stratégie de développement durable. Focus sur l’action menée en matière de dépollution des sols.

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Le ministère de la Défense face au défi de la dépollution des sols

Gérard Longuet, ministre de la Défense, présentait en octobre dernier le troisième rapport développement durable de son ministère. A l’occasion d’un petit-déjeuner devant la presse spécialisée, Éric Lucas, Haut fonctionnaire au développement durable du ministère de la Défense, est revenu jeudi 29 mars sur les grands enjeux liés à l’environnement pour ce ministère.

Si le ministère de la Défense s’est fait épingler fin février par un rapport parlementaire dénonçant son impréparation face au changement climatique, sa stratégie de développement durable en cours d’adoption montre la richesse des actions qu’il s’est fixé pour les années à venir. Au sein du défi n° 7 de cette stratégie figure l’engagement de « poursuivre la mise en conformité des installations industrielles et technologiques« .

Plus de 5.000 installations classées

Le ministère de la Défense possède 250.000 hectares, soit le deuxième domaine foncier de France, et détient un parc immobilier considérable. Il exerce des activités très variées, notamment de nature industrielle, potentiellement dangereuses pour l’environnement : dépôts de munitions, stations de distribution de carburants, chaufferies, déchetteries, stations d’épuration, etc. Lire le reste de cet article »