Archive pour juillet 2011

La spéculation nous prépare une crise alimentaire sans précédent

vendredi 29 juillet 2011


http://www.ouri.be/ouri/qui-suis-je/125-libres-propos/710-la-spculation-nous-prpare-une-crise-alimentaire-sans-prcdent.html?lang=

Ne plus mentir ne plus se leurrer !

Il est temps de remettre les pendules à l’heure et de s’interroger sans complaisance et sans se mettre la tête dans le sable sur les raisons qui font que le pétrole et ses dérivés mais aussi les produits alimentaires explosent de manière complètement irrationnelle. Pour vous et en exclusivité, ouri.be a rassemblé les pièces du puzzle et vous livre la vérité pleine et entière.

De Londres à Taipei, des traders sans aucune réserve ni honte spéculent en pariant des sommes inimaginables sur le pétrole, mais aussi sur le riz, le blé, le mais  ou le colza. Nos aliments sont rentrés dans un jeu de roulette sacrifiant les besoins alimentaires élémentaires du plus grand nombre pour le profit de quelques-uns. Chez nous, marins, taxi-mans, allocataires sociaux et bas-salaires sont dans la rue pour des manifestations plus ou moins bon enfant.

Récemment le tout nouveau Secrétaire d’Etat à la Pauvreté, JM Delizée  avertissait: si les réponses publiques apportées à la crise ne sont pas plus importantes, nous aurons à faire face à des révoltes de pauvres. Lire le reste de cet article »

Les banques spéculent aussi sur les récoltes, maintenant !

vendredi 29 juillet 2011

http://www.centpapiers.com/les-banques-speculent-aussi-sur-les-recoltes-maintenant/77252

Jean-Pierre Alliot – Tribune | Lundi 25 Juillet 2011

Alors que la famine fait rage en Afrique, le G20 s’est réuni le 23 juin dernier pour tenter d’organiser la spéculation sur les marchés agricoles, c’est-à-dire pour y permettre des profits, juge Jean-Pierre Alliot.

Douze millions de personnes touchées par la sécheresse et la famine en Afrique, dans les pays de la Corne, Somalie, Kenya, Djibouti, Ouganda et Soudan. La FAO, l’organisation de l’ONU chargée de l’alimentation et de l’agriculture a réclamé, le 20 juin, cent vingt millions de dollars supplémentaires pour leur venir en aide. L’urgence est indéniable et la tragédie est d’autant plus révoltante qu’une question se pose : combien de ces millions alimenteront la spéculation ? Car nous n’avons plus seulement affaire aux circuits locaux de corruption par lesquels les autorités et mafias locales détournent une partie de l’aide internationale. Depuis quelques années, la spéculation sur les produits agricoles a atteint des proportions qui provoquent la panique dans les sommets des États les plus puissants de la planète.

Pour favoriser le commerce international, les institutions de la finance et de l’assurance ont créé des instruments financiers, les dérivés de matières premières. À l’origine ce n’étaient que des instruments de couverture contre le risque. Ils sont devenus progressivement des instruments de placement financier, qui s’achètent et se vendent. Les volumes de transactions qu’ils provoquent ont pris une importance qui dépasse sans doute bien des prévisions. Et le plus grave, c’est qu’ils sont de plus en plus souvent déconnectés des échanges réels de matières premières. À la bourse de Chicago, il s’échange chaque année sur les marchés dérivés l’équivalent de quarante six fois la production annuelle mondiale de blé. Lire le reste de cet article »

Sécheresse en Afrique de l’Est : une crise humanitaire et climatique

vendredi 29 juillet 2011

http://www.actu-environnement.com/ae/news/FAO-oxfam-secheresse-somalie-afrique-est-famine-climat-13144.php4#xtor=EPR-1

Alors que la Corne d’Afrique fait face à une sécheresse et une famine sans précédent, le manque d’anticipation politique est déjà pointé du doigt. Trop peu de moyens sont dévolus à l’adaptation au changement climatique dans les pays du Sud.

27 Juillet 2011  |  Actu-Environnement.com

La Somalie, le Kenya et l’Ethiopie sont frappés par une sécheresse sans précédent amorcée depuis avril. Une partie de l’Ouganda et de Djibouti est aussi touchée. Au moins 12 millions de personnes sont aujourd’hui menacées de famine dont près de 3,7 millions en Somalie. L’Afrique de l’Est subit sa pire sécheresse depuis 60 ans dont l’impact  »ne cesse de s’intensifier », a prévenu le Programme Alimentaire mondial (PAM), organisation onusienne.

Deux mauvaises saisons des pluies consécutives et l’explosion des prix des céréales (sorgho, maïs…) sont les principales causes de la situation. Le sorgho coûtant jusqu’à 240 % de plus qu’il y a un an en Somalie, selon la FAO. Les variations climatiques, la spéculation et la production d’agrocarburants sont entre autres pointées du doigt sur la volatilité des prix des denrées qui était au menu du G20 fin juin à Paris. Autre impact de la sécheresse : la mortalité du bétail.  »Dans certaines régions, 60 % à 90 % du bétail est déjà mort », selon l’ONG humanitaire Oxfam France. La situation est particulièrement critique en Somalie, poussant les habitants à fuir les régions rurales. D’autant que la sécheresse vient s’ajouter à la guerre civile qui dure depuis 20 ans dans le pays. Lire le reste de cet article »

Crise de la Corne de l’Afrique : les causes environnementales

jeudi 28 juillet 2011

http://www.journaldelenvironnement.net/article/crise-de-la-corne-de-l-afrique-les-causes-environnementales,24362
Crise de la Corne de l’Afrique: les causes environnementales
Le 27 juillet 2011 par Geneviève De Lacour

Déjà 30 à 60% du bétail est mort
Les Nations unies estiment à quelque 12 millions les personnes touchées par l’actuelle sécheresse dans la Corne de l’Afrique, la pire depuis 60 ans selon elles. Alors que l’aide financière peine à arriver, Jean-Cyril Dagorn d’Oxfam France répond à nos questions sur la situation humanitaire. L’occasion aussi de revenir sur les causes environnementales de cette crise alimentaire qui pour ne pas se transformer en tragédie nécessiterait, selon les Nations unies, une aide de 1,6 milliard d’euros. Interview.
JDLE: Quelle est la situation humanitaire en Afrique de l’Est à l’heure actuelle?
Jean-Cyril Dagorn : Près de 12 millions de personnes, dont près de 3,7 millions en Somalie seraient touchées par la sécheresse exceptionnelle qui sévit surtout dans le sud de la Somalie, au nord est du Kenya, au sud est de l’Ethiopie. La famine a été déclarée dans deux régions du sud de la Somalie contrôlées par les islamistes chebabs: Bakool et Lower Shabelle.
Plusieurs dizaines de milliers de morts ont été dénombrés dans cette région d’Afrique de l’Est. La Somalie étant fermée à l’aide internationale, il existe un vrai problème d’accès à certaines zones et il est donc très difficile d’estimer leur nombre avec précision. En revanche, nous savons que 1.500 personnes fuient chaque jour la Somalie pour le Kenya et 2.000 s’orientent vers l’ Éthiopie. L’immense camp de Dadaab, dans le Nord est du Kenya, accueille 400.000 Somaliens et selon le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), ce sont quelque 40.000 personnes fuyant la famine qui ont convergé vers Mogadiscio en quête d’eau et de vivres depuis début juillet, et environ 100.000 ces deux derniers mois. D’après les Nations unies, le taux de malnutrition aiguë y dépasse les 60% et la mortalité infantile augmente.
Lire le reste de cet article »

Morts en série de sangliers: les algues vertes suspectées

jeudi 28 juillet 2011

Le 26 juillet 2011 par Geneviève De Lacour

http://www.journaldelenvironnement.net/article/morts-en-serie-de-sangliers-les-algues-vertes-suspectees,24326

Sur les plages des Côtes d’Armor, les cadavres de sangliers s’accumulent. Deux semaines après la visite de Nicolas Sarkozy en Bretagne, les algues vertes refont parler d’elles, suspectées d’avoir causé la mort de 15 sangliers depuis début juillet. Les associations de défense de l’environnement réclament des analyses toxicologiques. Elles veulent savoir si les émanations de gaz provenant des algues ont tué une nouvelle fois.

Dimanche 24 juillet, les cadavres de 3 laies et de 5 marcassins ont été retrouvés dans la matinée dans la vase de l’estuaire du Gouessant, tout près de la plage Saint-Maurice à Morieux dans les Côtes d’Armor. Le 7 juillet, à 400 mètres de là, 2 marcassins avaient été découverts sans vie. Depuis, le secrétaire général de la préfecture des Côtes d’Armor vient d’annoncer la découverte ce matin du 26 juillet de 5 nouveaux cadavres, 3 au même endroit, c’est-à-dire sur la plage de Saint-Maurice, et 2 autres sur la plage de la Grandville, à Hillion. Les deux sites étant séparés par l’estuaire du Gouessant. Lire le reste de cet article »

Algues vertes : « Une fuite en avant qui ne s’attaque pas à l’origine du mal »

jeudi 28 juillet 2011

| 14.07.11 | 11h30   •  Mis à jour le 14.07.11 | 11h41

L’appui du monde agricole vaut-il une ou deux marées vertes ? Jeudi 7 juillet, Nicolas Sarkozy, s’exprimant sur le sujet des algues vertes lors d’une visite à Crozon (Finistère), refusait « de désigner des coupables, de montrer du doigt les agriculteurs », et dénonçait les « intégristes » de l’écologie.

Coïncidence malheureuse, le même jour, vient de révéler la préfecture des Côtes-d’Armor, deux marcassins étaient retrouvés morts sur la plage Saint-Maurice, à Morieux, envahie par une marée verte. Une plage aussitôt fermée en raison des poches de gaz toxique dans les amas d’algues vertes en décomposition.

Dopée par les rejets d’azote dus à l’agriculture et à l’élevage et par une météo favorable, la prolifération des algues vertes s’est accentuée cette saison : fin juin, 25 000 m3 avaient été ramassés en Bretagne, le double de juin 2010.

A Crozon, le chef de l’Etat a affirmé deux priorités pour enrayer le phénomène : le ramassage des algues et le développement de la méthanisation, qui transforme en biogaz le lisier riche en azote.

Une double erreur, selon Alain Menesguen, directeur de recherche à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Ce spécialiste de la modélisation des écosystèmes marins côtiers a été l’un des premiers à démontrer la responsabilité des épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes.

Avez-vous été surpris par les déclarations du chef de l’État ?

Alain Menesguen : C’est un discours un peu étonnant, parce qu’on pensait avoir enfin franchi un tournant en août 2009, lors de la visite du premier ministre, François Fillon, à Saint-Michel-en-Grève, après la mort d’un cheval. Pour la première fois, les services de l’État avaient alors reconnu officiellement que les nitrates agricoles étaient à l’origine des marées vertes.

Cette reconnaissance suit-elle les premières morts suspectes ?

Bien avant 2009, il y avait de nombreux cas de chiens trouvés morts sur des plages. Officiellement, ce n’était jamais dû aux algues vertes. Lire le reste de cet article »

Pourquoi les algues vertes sont-elles toujours-là ?

jeudi 28 juillet 2011

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/05/pourquoi-les-algues-vertes-sont-elles-toujours-la/

 

Mardi 05 juillet 2011

Chaque année, ce sont les mêmes images effrayantes de vagues vertes s’échouant sur les plages bretonnes. L’été dernier, un cheval était mort tandis qu’en 2009 deux chiens avaient succombé, forçant les populations locales et les élus, avec l’aide de chercheurs, à organiser d’immenses opérations de ramassage de ces algues vertes qui envahissent nos côtes. Malgré tout, un an après la mise en place par le gouvernement d’un plan national de lutte, leur prolifération se poursuit toujours davantage.

D’où viennent les algues vertes ?

Ces algues existent depuis toujours dans la flore sous-marine. Mais elles prennent une ampleur particulière lorsque trois facteurs sont réunis : des fonds faibles et une eau claire, ce qui est le cas des plages bretonnes, un confinement naturel de la biomasse et surtout, une source d’azote minéral sous forme de nitrates ou d’ammonium.

Or, depuis 40 ans, l’apport d’azote dans la mer est très important en Bretagne en raison des nitrates dont sont gorgés les cours d’eau. En 2009, 9 % des stations de suivi des cours d’eau dépassaient le taux autorisé de 50 mg de nitrates par litre et 75 % avaient une qualité d’eau « médiocre », avec un taux situé entre 25 et 50 mg par litre, selon l’Observatoire de l’eau en Bretagne. Pourquoi ces nitrates ? En raison des engrais utilisés pour l’agriculture (100 000 tonnes d’azote produites chaque année dans la région) et des déjections du bétail et des cultures fourragères pour l’élevage (250 000 tonnes), soit un apport à la terre annuel de 350 000 tonnes d’azote, bien plus qu’elle ne peut en supporter. Résultat : plus d’un quart (80 000 tonnes) de cet azote est en trop et part à la mer, drainé par les rivières. Lire le reste de cet article »

Changement climatique : quel devenir pour les maladies ?

mardi 26 juillet 2011

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbiodiv/index.php?pid=decouv_chapC_p3_d1&zoom_id=zoom_d1_5

Biodiversité et maladies infectieuses : le rôle du climat

Le changement climatique avec les modifications de la température, des précipitations, de l’humidité qu’il entraîne, pèse sur le devenir de certaines maladies infectieuses et parasitaires qui affectent l’ensemble du monde vivant. Ce changement influence les aires de distribution des espèces qui remontent en latitude comme en altitude, perturbe la composition des écosystèmes et les interactions des espèces entre elles. Il agit sur les cycles de nutrition et de vie des organismes (vitesse de développement, nombre de cycles annuels…), sur leurs systèmes de défense et de reproduction, sur la floraison des plantes, sur la date de migration des oiseaux, sur la durée d’activité des insectes…

Il intervient donc sur la répartition, l’abondance, le comportement, la dynamique, la structuration génétique des populations d’espèces vectrices et réservoirs. Il agit également directement sur les virus, bactéries ou parasites pathogènes, en sélectionnant des populations les mieux adaptées aux conditions environnementales qui pourront s’avérer plus ou moins virulentes. Enfin, le changement climatique peut modifier les relations que les agents pathogènes, les vecteurs et les espèces réservoirs entretiennent entre eux.

 

Plusieurs études scientifiques récentes ont montré l’incidence possible de la température, de la sécheresse et de la pluviométrie sur l’évolution géographique et temporelle des maladies infectieuses et parasitaires (choléra, paludisme, dengue…). Comme on attend, dans les années à venir, une augmentation significative de la température, il faut envisager les conséquences sur l’extension géographique de nombreuses maladies infectieuses et notamment celles transmises par des animaux vecteurs (paludisme, dengue). Lire le reste de cet article »