Archive pour juin 2011

Deux fois plus de diabétiques dans le monde en trente ans

jeudi 30 juin 2011

http://www.viva.presse.fr/Deux-fois-plus-de-diabetiques-dans_15541.html

Au cours des trente dernières années, le nombre de diabétiques dans le monde a plus que doublé pour atteindre les 347 millions de malades en 2008, montre une enquête menée par des chercheurs de l’Imperial College de Londres et de l’Université américaine de Harvard publiée dans The Lancet. Dans 85 à 95 % des cas, il s’agit d’un diabète de type 2, souvent la conséquence d’un excès pondéral et de l’inactivité physique.
En 1980, on comptait environ 153 millions de diabétiques dans le monde. Les résultats de cette enquête présentent des résultats bien plus élevés que lors d’une précédente étude menée en 2009 qui estimait que 285 millions de personnes étaient touchées par le diabète.

L’essentiel de la progression de la maladie est liée au vieillissement, mais tient pour 30 % à une prévalence plus grande de la maladie.

Les régions les plus touchées par cette progression du diabète se trouvent en Asie (centre et sud), en Amérique, aux Caraïbes, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
Parmi les pays développés, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande ou l’Espagne figurent dans le classement des pays où la prévalence du diabète a le plus augmenté. La progression de la maladie est bien moins grande dans les autres pays d’Europe et notamment en France.
Ainsi, la prévalence du diabète est-elle de 12,6 % aux États-Unis (6,1 en 1980), 9,6 % en Chine, mais 7,2 % seulement en France et 6,1 % au Pays-Bas

L’étude publiée par The Lancet (25/06/2011) a concerné plus de 2,7 millions de personnes de plus de 25 ans.

 

[27.06.11]

www.thelancet.com

 

La CRAM part en guerre contre les CMR

mercredi 29 juin 2011

Depuis quelques années, la CRAM Aquitaine est engagée aux côtés des entreprises pour prévenir les risques liés aux produits cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (les fameux CMR).
Philippe Verdeguer, ingénieur conseil au Laboratoire de Chimie, détaille les raisons de cet engagement.

>>> L’AVIS D’UN PRO

3 questions à
Philippe Verdeguer
Depuis quand date l’engagement de la CRAM ?
La prévention des risques liés à l’utilisation des agents chimiques dangereux en général et cancérogènes en particulier a toujours été une préoccupation de la CRAM, comme en témoignent certaines actions passées : la prévention de l’exposition aux poussières de frein contenant de l’amiante dans les ateliers de réparation et d’entretien de poids lourds, la prévention de l’exposition à la silice cristalline chez les prothésistes dentaires, etc.

La CRAM muscle sa politique prévention sur ce sujet. Pour quelles raisons ?
Le contexte a évolué : les salariés exigent plus de garanties sur les questions de santé et de sécurité au travail. L’affaire de l’amiante, largement médiatisée, a mis en évidence les conséquences dramatiques et différées d’une exposition à un agent cancérogène. Le contexte réglementaire aussi a évolué : en 2001 est paru le « décret CMR » qui fixe au chef d’entreprise les exigences en matière de prévention des risques liés à l’utilisation de ces substances. Enfin, depuis 2004, la prévention des cancers professionnels est devenue une priorité nationale. Un réseau de correspondants régionaux (un par CRAM) « cancers professionnels » a été mis en place afin de promouvoir localement la mobilisation, la formation et recueillir les besoins de terrain. Lire le reste de cet article »

Effets de l’ozone sur la santé

mardi 28 juin 2011

http://www.cchst.ca/oshanswers/chemicals/chem_profiles/ozone/health_ozo.html


Quels sont les principaux dangers pour la santé liés à l’inhalation d’ozone?

Même à très faible concentration, l’ozone peut être dangereux pour les voies respiratoires supérieures et les poumons. La gravité des lésions dépend de la concentration d’ozone et de la durée d’exposition. Même une très courte exposition à une concentration relativement faible peut entraîner de graves lésions permanentes, voire la mort.

L’exposition à une concentration d’ozone extrêmement faible fait initialement augmenter la réactivité des voies respiratoires aux autres substances inhalées (hypersensibilité bronchique) et provoque une réponse inflammatoire des tissus respiratoires. L’exposition à l’ozone pendant l’exercice physique ou le travail augmente la susceptibilité à ce type d’effet. On a observé une augmentation de la sensibilité bronchique après des expositions d’une durée de 7 heures à des concentrations de 0,08, de 0,1 et de 0,12 ppm (pendant un exercice physique modéré) ou de 1 heure à une concentration de 0,35 ppm. Cette réaction s’observe presque immédiatement après l’exposition à l’ozone et elle dure au moins 18 heures.

Parmi les autres symptômes observés après une exposition aiguë à une concentration de 0,25 – 0,75 ppm, on retrouve : toux, essoufflement, oppression, sensation d’incapacité de respirer (dyspnée), dessèchement de la gorge, sifflement, maux de tête et nausées.

Des symptômes plus graves ont été observés après l’exposition à des concentrations plus élevées (supérieures à 1 ppm), entre autres : réduction de la fonction respiratoire, fatigue extrême, étourdissements, incapacité de dormir et de se concentrer et décoloration bleue de la peau (cyanose). Une exposition intermittente à une concentration de 9 ppm pendant 3 à 14 jours a provoqué une inflammation des bronches et des poumons.

Une personne soumise à une exposition professionnelle aiguë, à une concentration d’environ 11 ppm pendant 15 minutes, a souffert d’une grave irritation respiratoire et a presque perdu conscience. On considère qu’une exposition de 30 minutes à une concentration de 50 ppm peut être létale.

Des études réalisées chez des animaux indiquent que l’ozone peut aussi provoquer une accumulation de liquide dans les poumons (oedème), possiblement létale. Les symptômes d’un oedème pulmonaire, comme l’essoufflement, peuvent être retardés de 24 heures après l’exposition et ils sont aggravés par l’exercice physique.

La gravité de la réaction respiratoire à l’ozone diminue lors d’expositions quotidiennes répétées. Cette « adaptation fonctionnelle » aux effets de l’ozone peut persister pendant plusieurs jours après l’arrêt de l’exposition. La diminution des fonctions respiratoires ne semble pas être plus prononcée chez les fumeurs de cigarettes ni chez les personnes souffrant de troubles respiratoires. Lire le reste de cet article »

Tchernoblaye ne relâche pas la pression

mardi 28 juin 2011

http://www.sudouest.fr/2011/06/12/tchernoblaye-ne-relache-pas-la-pression-424004-736.php

Le collectif antinucléaire s’est mobilisé hier à Bordeaux pour la fermeture de la centrale du Blayais.

Aujourd’hui, cela fait trente ans que la centrale du Blayais a été mise en service. À cette occasion, Stéphane Lhomme et le collectif Tchernoblaye demande sa fermeture.

Trois mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les antinucléaires japonais ont voulu que la journée du samedi 11 juin soit une journée internationale d’action contre le nucléaire. Dans toutes les grandes villes de la planète, des rassemblements se sont formés où écologistes et collectifs antinucléaires ont réclamé l’arrêt des vieilles centrales et une sortie progressive de cette énergie considérée à haut risque pour les populations. Lire le reste de cet article »

Golfech, le Blayais et Civaux à l’épreuve des tests

mardi 28 juin 2011

http://www.sudouest.fr/2011/05/27/golfech-le-blayais-et-civaux-a-l-epreuve-des-tests-410055-755.php

Sur les trois sites, on devra prouver que l’on peut faire face à un accident.

Comme les 16 autres centrales nucléaires françaises en activité, Golfech (Tarn-et-Garonne), le Blayais (Gironde) et Civaux (Vienne) devront rapidement se soumettre à des tests de sécurité. La délégation régionale de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) l’a confirmé cette semaine, à l’occasion de la présentation de son bilan d’activités pour 2010.

Comme partout en France, il s’agit de tirer les enseignements de la catastrophe de Fukushima, tragédie toujours en cours, et pour de longs mois encore. Les trois centrales du Grand Sud-Ouest devront sacrifier à deux procédures distinctes : les « stress tests » européens et l’évaluation complémentaire de sécurité réclamée dès le 24 mars par François Fillon.

Un accord sur les premiers a été trouvé mardi soir à l’échelon européen. Il a tout pour rassurer la France, qui ne voulait surtout pas se voir imposer des critères de sécurité trop contraignants. Selon cet accord minimal – qui augure mal d’une gouvernance mondiale du nucléaire civil -, les vérifications seront effectuées sur la base du volontariat dans les 14 pays de l’Union concernés. Le risque terroriste ne sera pas pris en compte. Et la décision éventuelle de fermer une centrale sera du seul ressort national. Lire le reste de cet article »

Bordeaux demande la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais

mardi 28 juin 2011

http://www.sudouest.fr/2011/06/24/la-cub-demande-la-fermeture-de-la-centrale-nucleaire-du-blayais-435060-4696.php
La CUB demande la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais
La Communauté urbaine de Bordeaux  a adopté une motion réclamant « la fermeture progressive et le démantèlement de la centrale du Blayais, à commencer par le réacteur n°1 qui a trente ans »
La motion a été présentée à l’initiative du groupe Europe Écologie les Verts et co-rédigée avec le groupe PS, les deux formations disposant d’assez de voix pour la faire passer, malgré les votes contre du groupe Communauté d’Avenir (droite) d’Alain Juppé, et du groupe communiste. Début mai, deux mois après la catastrophe de Fukushima, la CUB avait demandé au préfet de la Gironde une extension du périmètre particulier d’intervention (PPI), qui prévoit des mesures d’information et de secours des citoyens en cas d’incident à la centrale, mais qui ne couvre qu’un rayon de 10 km autour du site nucléaire du Blayais. Lire le reste de cet article »

10 propositions pour sauver la Grande bleue

lundi 27 juin 2011

http://www.journaldelenvironnement.net/article/10-propositions-pour-sauver-la-grande-bleue,23797

Le 22 juin 2011 par Geneviève De Lacour

«A l’horizon 2030, il faut craindre de franchir un point de non-retour.» Avec l’action combinée des polluants et du réchauffement climatique, «la situation de la Méditerranée pourrait devenir très inquiétante», s’alarme le sénateur Roland Courteau, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opcest).

Le sénateur de l’Aude a présenté aujourd’hui 22 juin les conclusions d’un rapport sur l’état de la pollution en Méditerranée et sur les perspectives à l’horizon 2030. Au total, 200 scientifiques ont été auditionnés, la mission s’est déplacée dans de nombreux pays (Grèce, Tunisie, Malte, Turquie, etc.) pour réaliser ce rapport qui propose ainsi 10 solutions pour sauver la mer Méditerranée.

145 millions de personnes vivent sur ses rives. Une mer semi fermée et particulièrement fragile puisqu’elle lui faut un siècle pour se renouveler entièrement. La pression démographique est particulièrement importante sur les rives Sud et Est et selon les estimations la population pourrait bien y doubler d’ici 2030. 275 millions de touristes viennent chaque année se baigner dans ses eaux bleues, soit 31% du tourisme mondial.

Le rapport continue le bilan. Ainsi, 80% de la pollution maritime serait d’origine terrestre. Avec les pesticides et les engrais issus de l’agriculture, les antibiotiques utilisés en aquaculture, plus toutes les pollutions passées dues aux PCB, aux métaux lourds et autres polluants organiques persistants, la Méditerranée est exposée à un cocktail de produits chimiques dont le devenir dans le milieu naturel est très mal connu. Le sénateur s’inquiète également des pollutions émergentes liées à la présence de médicaments et aux produits vétérinaires. En outre, Roland Courteau insiste sur le fait que les grands fonds n’ont été que très peu explorés et que les mécanismes de transfert de polluants d’un milieu à un autre sont mal compris.

Sur la rive Sud, ce sont surtout les nitrates et les phosphates qui posent problème. D’autant plus que sur cette côte, 44% des villes de plus de 10.000 habitants ne possèdent pas de station de traitement des eaux usées, sauf la Tunisie qui en a construit une centaine sur son rivage. Le Maroc n’en possède que trois sur la côte. Sur la rive Nord, rares sont les villes qui ne sont pas reliées à un système de traitement. Seules 11% des villes de plus de 100.000 habitants, en fait. Lire le reste de cet article »

Pollution : alerte rouge en Méditerranée

dimanche 26 juin 2011

http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/pollution-alerte-rouge-en-mediterranee_1005168.html
Pollution: alerte rouge en Méditerranée
Propos recueillis par Richard De Vendeuil, publié le 22/06/2011 à 18:30
Certains polluants persistent dans l’environnement marin et remontent la chaîne alimentaire.
Présenté par le Sénateur PS de l’Aude Roland Courteau, le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) dresse un constat alarmant pour la flore et la faune méditerranéennes.
Urbanisme littoral démesuré, pollutions agricoles, rejets d’hydrocarbures, plateformes d’exploitation pétrolières à risque, contaminations chimiques: votre rapport sur la Méditerranée est quasi apocalyptique. Comment en est-on arrivé là?
C’est vrai, la situation est préoccupante. En se projetant à l’horizon 2030 et en tenant compte des effets du réchauffement climatique, des pollutions émergentes comme celles des produits pharmaceutiques peu filtrés par les stations d’épurations -quand elles existent!-, on aboutit à un état des lieux très inquiétant. En fait, on est proche d’un point de non retour. Il est tout juste de temps d’agir! Nous ne sommes pas loin de l’alerte rouge. On peut d’ailleurs s’étonner que la prise de conscience des maux qui rongent la Méditerranée ne soit pas plus élevée autour de son bassin.
C’est un constat d’échec des divers dispositifs mis en œuvre? Lire le reste de cet article »